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dimanche 25 janvier 2015

L'affaire Dominici

Quatre ans avant le one-shot Plus fort que la haine, René Follet et Pascal Bresson travaillèrent ensemble pour retracer L'affaire Dominici en bandes dessinées.
L'été 1952, sur la commune de Lurs en Provence et à proximité de la ferme de la famille Dominici, eut lieu le triple meurtre de la famille Drummond. Une enquête des plus confuses mena à la condamnation à mort du patriarche de la famille, Gaston Dominici. L'affaire passionne et intrigue ; les journalistes et le grand public la suivirent assidûment.
Dans l'interview donnée pour le site www.sceneario.com, Pascal Bresson explique qu'il s'agit de sa première bande dessinée en album, qu'il connaît René Follet depuis une vingtaine d'années, et que ce dernier (qui avait décidé que L'étoile du soldat, son précédent album, serait sa dernière BD) a accepté sa proposition d'illustrer en lavis cette affaire fascinante.
En bonus en fin d'album, les éditions Glénat nous offrent 8 pages d'illustrations et de recherches inédites.

jeudi 15 janvier 2015

Plus fort que la haine

JE SUIS CHARLIE. JE SUIS CABU.
Après les événements tragiques qu'a connu la France ces derniers jours, j'ai pensé que la nouvelle vignette du blog devait absolument être consacrée à la toute dernière BD dessinée par Follet : Plus fort que la haine. Un titre évocateur et d'actualité.
Paru en septembre 2014, ce one-shot réunit à nouveau le scénariste Pascal Bresson et l'illustrateur René Follet qui avaient déjà travaillé ensemble pour l'album L'affaire Dominici.
Les quarante-huit planches en noir et blanc de Plus fort que la haine racontent l'histoire de Doug Wiston, jeune travailleur noir dans une scierie de Louisiane dans les années 1930. Renvoyé pour avoir osé défendre son père, passé à tabac par le patron raciste de la scierie et membre du Ku Klux Klan, Doug découvre la haine. Mais sur les conseils avisés d'un vieux musicien de jazz, il va mettre à profit sa force herculéenne pour devenir boxeur.
Les planches de Follet sont une nouvelle fois magnifiques, mais je suis resté sur ma faim en achevant ma lecture. Ce one-shot trop court, un peu naïf à mon goût, a un air de déjà-vu. Et il manque cruellement en fin d'album quelques pages de croquis, comme l'avaient proposé les éditions Glénat pour L'affaire Dominici !

Une pensée pour Cabu (sans oublier toutes les autres victimes),
que j'appréciais depuis Récré A2 quand j'étais enfant.
J'avais à l'époque gagné un concours de dessins
organisé par Cabu et William Leymergie dans l'émission d'Antenne 2,
et j'avais reçu l'album Le grand Duduche.
Merci, Cabu !